Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent.
Pierre Kropotkine.
... Un MC' séteint, un MC' s'éveille. (ça marche aussi avec les volcans)
C'était le 4 mai également. C'est passé inaperçu dans mon actualité et pour cause, j'ai toujours privilégié la chaleur de la vie à la froideur d'un départ. Surtout quand cette vie illumine les miens et m'offre gracieusement l'onclitude.. ;-)
Mais je ne pouvais pas rester insensible à ce départ d'un grand, très grand artiste.
Pas de long discours, mais tout mon respect à ce Beastie Boy parti trop tot.
Et un morceau.. Si je devais en garder qu'un ce serait celui-là.
Rhymin and Stealin'. Energie, Légereté & Dirty Fuckin' Flows.. Tout les Beastie en un track.
J'étais pas encor au collège que j'l'écoutais déjà. Dans un walkman Aiwa aux dimensions interdites, sur les compil K7 fauchées au frelot, entre Macramé Les Doigts des VRP et Ainsi Squattent-ils des Berus.. Qui a dit que j'avais des restes..? ;-)
Ali Baba & The Forty Thieves!
Reste en Paix Adam Yauch.
Sorti en toute discrétion cet album fait encore bien mal.. (bémol sur les instrus cependant ;-)
Ils ont sorti quelques teaser pour l'occaz', des trucs vite faits mais qui marchent bien.
J'me suis réveillé ce matin l'oeil pisseux et la tete dans le cul. J'aurais préféré qu'elle y reste un peu plutot que de sentir l'haleine vomiteuse du front national. Elle s'y mélait avec les relents de vote utile et des débris de démocratie. J'avais promis pourtant. Je l'avais dit bordel. On ne m'y prendrait plus. Je ne participerait plus au carnaval.. Et puis il y a eut cet autre front, plein d'amour et de joie, de perspectives et d'envies.. Ce Front de Gauche et ce Jean Luc. Sa verve et sa réthorique ont eu raison, temporairement, de ma douce fureur et de mon humble anarchie. Il disait des belles choses Jean Luc et il le disait avec passion. De tous, il était le seul homme politique. Il a redonné de la classe et de l'éclat, de la noblesse et de l'espoir. Alors, malgré les odeurs nauséabondes de ce matin, des jours et mois à venir, je te remercie Jean Luc. Pour ta sincérité et ta fureur, pour ton humour et pour ton art. Pour ton prénom aussi. J'ai donc au dernier moment, décidé de participer, à la mascarade et me suis paré de mon déguisement d'électeur.. Du moins je l'aurais fait si ma procuration était arrivée à temps.. Mais c'est une autre histoire. D'inconscient et d'administration. Car si mon bulletin, au final, ne s'est pas glissé dans l'urne, ma grande bouche aura surement convaincue quelques compères et réfractaires. Cela fait un an déjà qu'on le savait. Les commentateurs savants et interchangeables nous l'avaient dit. Le second tour, marine le pen, les couinements de quelques uns, les frasques d'un martien.. J'aurais du m'en foutre. Je m'en suis foutu longtemps. Par respect pour la démocratie. Et puis Jean Luc et ses militants, Jean Luc à la Bastille, Jean Luc à la Concorde, Jean Luc sur les plages du Prado. Chez moi, en bas. La réthorique au soleil, l'espoir les pieds dans le sable. J'y ait cru. Un peu. Mais un peu c'était déjà beaucoup. Et quand on s'engage on s'expose à la déception. Parisot nous avait prévenue "meme l'amour est précaire".. Sacrée Laurence.
Quoiqu'il en soit, je ne leur ferait pas l'honneur d'etre abattu et déçu. Pas plus qu'il ne le faut en tout cas. C'est pas comme si on était surpris. Alors je vais retourner vaquer à mes occupations. Un petit galop sur la Corniche dans la tiédeur matinale, un peu de vent, un peu d'embruns, une bonne douche et c'est reparti. On va pas pigner non plus, hein? Je préfère chiller dans les rues de ma ville, fat short & fresh kicks aux pieds. Chopper un cornet au Panier, vider un perrier au cours Ju'.. Lézarder en terrasse avec une faune locale qui ferait mentir toutes leurs urnes. Le reste n'est que détail et grabuge. Des gazouillis d'individus qui s'agitent, exhibant leurs commentaires, cachant les cinq chiffres de leurs fiches de paye. Et quand le ciel roussira, j'remonterais le Vieux Port pour poser mes fesses sur la plage des Catalans. Et s'il fait faim, j'irais taper une pizza au camion d'en haut, chez Salvatore. Un truc simple. Une quatre fromages ou une Napolitaine, mais sans anchois, faut pas déconner non plus.. Et je finirais d'écouter l'album de Shurik'n, et ce track qui tourne en boucle.. :
Personne ne me crois.
No one believes me.. Kid Cudi le dit bien mieux que moi.
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